Végétaline mon Amour

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mutuelle dévoration

Dans la nature le moyen numéro un de sustentation conciste en la prédation. T'as l'air apétissant, et soit t'es pas assez rapide, soit pas assez futé. je te bouffe.

Et il y a ce qu'on appelle les interaction durables. Ceci décrit toutes les interractions qui se situent entre le parasitisme et la symbiose, c'est à dire quand on se lie avec un autre organisme et qu'on profite de lui. Ce lien peut être réciproque. Ou pas.

En matière de relations humaines on fera apparaître dans la première colonne le vol, le viol et le meurtre. Dans la deuxième, tout le reste.

Mon système de pensée a ceci de terrifiant qu'il exclut qu'on fasse les choses pour une autre raison que pour satisfaire ses exigences biologiques. En l'absence de toute forme d'empathie l'être humain ne côtoie ses semblables et, pire, ne leur rend service que pour assouvir ses besoins en matière d'affection, de reconnaissance, de satisfaction. Je ne prétends pas que quiconque aie conscience d'agir de la sorte.

Les relations familiales ne sont qu'un échantillon de cette vaste de toile de parasitisme où chacun déverse sa frustration sur celui qui lui est inférieur.

faites pas gaffe. Le climat me rend paranoïaque, pessimiste et aigri.

L'aube de la guerre

J'ai la fâcheuse tendance en ce moment à jouer à Wharhammer 40 000 : Dawn of war, et plus particuliérement à l'extension nommée "dark cruisade".

Il me parraît malaisé de décrire toutes les mauvaises raisons pour lesquelles je m'adonne à ce jeu en particulier et ma fascination pour les produits games workshop en général. Je vais néanmoins essayer de vous en dire deux mots.

Brève description d'abord pour ceux qui ne connaissent pas l'univers de Wharhammer 40k. Il y a maintenant des milliers d'années l'humanité est gouvernée par l'homme que l'on appelle "l'Empereur", le surhomme absolu. Mélangez un physique du type de celui de Marv de Sin city, la tronche d'un hybride surprenant de Jésus Christ et de Schwartzenager, l'intellect de Jim Hawkins et la spiritrualité du Dalaï Lama, et vous servez encore loin du compte. Et comme il se sent un peu seul, il crée douze "primarques", une bande de types dont le code génétique a été mâtiné du sien in utero. Il les paume, les retrouve, entre temps il a fait avec ce qu'il restait de génome ceux que l'on appelle les "Space Marines" des gens pris au plus jeune âge, que l'on a dopé jusqu'à l'os, qui en plus d'être d'invulnérables armoirs à glace peuvent évoluer dans les pires conditions climatiques imaginables, bouffer de l'uranium sans chopper de caries et surtout à qui on a apprit que l'Empire c'est tellement cool qu'il faut bousiller tout ce qui pense le contraire.

Et il y en a un paquet, et on les classe dans trois boîtes : le démon, l'hérétique et le xéno.

Le premier cas est très simple : il y a un truc qu'on appelle le Chaos, c'est à dire une forme d'énergie consciente, qui a la particularité d'être pire que le Mal lui même. On a quatre grandes tendances : la violence / destruction, l'excès / débauche, la magie, et enfin la pestilence / contagion. L'énergie du Chaos forme le Warp, monde parrallèle au nôtre qui est une sorte d'enfer psychique par lequel l'humanité a appris à naviguer pour aller plus vite que la lumière ce qui, vosu l'aures compris, n'est pas sans comporter un minimum de risques.

Maintenant, l'hérétique, c'est un type qui croit que le Chaos c'est cool. Pauvre de lui. Et, à deux doigts d'entrer dans cette catégorie, on compte les psychers, dont les neurones caressent le warp, ce qui leur permet d'utiliser la sorcellerie. Si on établit que ces gens là ne font pas exprès de jouer avec la trame de l'univers, on leur apprend la vie, c'est à dire à servir l'Empire.

Et le xéno... Ha, le xéno... Je vous la fais rapide :

Eldars : ancienne race avec de la technologie antigrav et plein de remors. Objectif : arrêter de déprimer

Orks : gros, bourrins violents. Ils ont des voitures peintes en rouge. Objectif : tout casser et faire du bruit

Nécrons : des machines dans le genre des robots du film terminator. Objectif : détruire tour vie dans l'univers.

Taus : jeune race avec de la technologie antigrav et beaucoup d'illusions. Objectif : imposer le bien suprême.

Tyrannides : croisement entre l'Alien et grand papa Dagon. Objectif : manger.

Eldars noirs : anciens potes avec les Eldars, mais ayant clairement mal tourné. Objectif : s'éclater en attendant la damnation éternelle.

Tout cela se classe pour l'empire sous une seule étiquette : à détruire. Et quand on a la sensation qu'un monde risque de ne jamais pouvoir être récupéré, on vitrifie purement et simplement sa surface.

Encore une fois je dois admettre que la profusion de substitus phalliques qui peuplent cet univers est sans doute le facteur premier de mon engouement. Mais bon. Du fascisme, des étoiles, des gros guns, des gros tanks, des armures absurdes, beaucoup de désespoir et de dévastation, et je craque. Allez comprendre.

Un jour je me donnerai les moyens d'arrêter. Un jour.

J'ai peur

parfois la nuit, on entend des trucs pas clairs. Genre une bestiole qui rampe dans le mur. Genre un appareil qui se met en tension. Genre les voisins qui rentrent bourrés. Enfin, on espère.

La nuit dernière la personne qui loge au même étage que moi a eu l'auguste et ingénieuse idée d'utiliser ce que j'ai d'abord pris pour une mobylette, mais qui après réflection devait être un lave linge. Je hais officiellement cet individu.

Mais parfois on a peur de quelquechose de plus profond. On a peur parcequ'on est seul et que les bruits de la nuits sont vos seuls compagnons, le soir, sur l'oreiller. Cette présence malsaine vous tient éveillé et vous regardez les heures passer sur votre réveil qui, quoi qu'insonnore, n'en est pas moins luminescent.

Bref on aimerait qu'il y ait vraiment quelquechose dehors, histoire de rendre notre vie un peu palpitante pendant trente secondes.

M'en fous, j'ai trouvé le monstre deluxe. Le truc qui est là et qui rôde.

J'ai peur de la paranoïa.

Bonne nuit.