De nombreuses personnes (généralement prudes) se demandent "mais pourquoi donc les hommes fantasment-ils sur les lesbiennes" ? Ces personnes ne font aucun effort.

Certes je concède que la gent masculine ne devrait pas avoir grand chose à faire des tribulations de femmes qui n'ont à prioris aucune chance de concevoir la moindre affection pour eux. Mais la libido a ses raisons, et cela mérite explication.

Dans un premier temps il me faut dire que je ne fantasme pas sur les lesbiennes. En tout cas pas les vraies. Ceux qui sont capable d'affirmer le contraire n'en ont sans doute jamais rencontré. Ou alors ce sont des lesbiennes, ce qui sort du cadre de mon sujet.

Je tiens en revanche le saphisme comme étant source de la pornographie des vrais esthètes. Soyons francs, il n'y a pas beaucoup de splendeur qui émane de l'acteur porno moyen. Leur faciès qui emprunte plus au tubercule qu'à un Rodin n'éveille en moi aucune sensualité et leur organe inspire en moi effroi et dégout. Pour tout dire la plastique masculine n'a d'attrait à mes yeux que sous le crayon, et nous ne parlons plus vraiment de la même chose.

Certain argueront, dans une vaine et sotte tentative pour me tenir tête, que le film porno, comme toute autre œuvre cinématographique fonde son fonctionnement sur l'empathie, c'est à dire la capacité du réalisateur à mettre le spectateur à la place du personnage joué par l'acteur. Ce tour de force est généralement réalisé grâce à quelque chose qui dépasse largement le cadre du débat, c'est à dire un scénario. En conclusion de quoi je me vois mal m'identifier à l'espèce de parodie de mâle qui se trémousse à la surface de mon écran.

Cependant, dans ce cas, pourquoi mater deux filles, là où une seule serait largement suffisante ? Quelque part, le fait d'avoir soumis une jolie jeune femme dans un exercice de style face à la caméra devrait être largement suffisant à émoustiller la fibre masculine la plus ténue. C'est bien, en effet, mais c'est largement insuffisant. En effet dans l'exercice de style consistant à émoustiller seule le spectateur, l'actrice est réduite à une séance d'autoérotisme souvent peu convaincante. Ce pourquoi le malaxage mutuel et réciproque de diverses parties charnelles est la composante indivisible d'un porno réussi.

Plusieurs conclusions à cela.

D'abord que l'on s'identifie plus facilement au malaxage qu'à la personne qui l'exécute

J'émettrais ensuite la loi du saphisme général qui dit que joli x joli = 2 joli (les mathématiciens noteront que l'échelle de joliesse est logarithmique)

Et que pour finir... Peut être que si je me lassais de dire de telles saloperies il y aurait peut être de la place dans ma vie pour des considérations plus intéressantes.

PS : vous m'avez manqué ;)