youpi. Les fêtes approchent à grand pas. Il va pleuvoir du choléstérol par hectolitre.

Ceci mis à part je confesserai ici une aversion totale, absolue et définitive pour les festivités qui accompagnent la fin de l'année.

Je ne vous jouerai pas le couplet sur le mercantilisme affiché par tous les vampires vendeurs d'icônes, je passerai volontier sur la soupe tiède deversée avec constance et détermination par les hauts parleurs des grands magasins et je passerai sous silence la débauche de l'occident face à la pauvreté du monde qu'il exploite. Ce serait juste trop facile.

Non, le plus exaspérant c'est de devoir passer ces moments en famille. L'année dernière j'avais pu y couper, cette année, pas moyen d'esquiver.

Je rappelle le concept de famille : certain nombre de personnes que la vie vous impose durant les premières années de votre vie pour être votre entourage direct et vous guider sur les chemins longs et périlleux qui mènent à l'âge adulte auquel la pluspart d'entre eux est parvenu et par ce seul point se croit en mesure de vous enseigner de quoi l'existantes est faite. En résumé, une caste de personnes capable des pires cruautés, physiques et mentales, au nom de votre propre bien. Et qui ont le culot d'en être persuadées.

En général on en souffre assez peu. Les victimes de ce système deviennent à leur tour bourreau et tout rentre dans l'ordre, les grands équilibres sont respectés. Et personne en général ne s'apperçoit de rien. Ceux qui dégustent en revanche, ce sont les quelques personnes qui arrivent à se rendre compte de la supercherie. On les traitera en général de paranoïaque. Il y a du vrai. Mais toute cette violence camouflée n'a jamais été dirigée contre eux spécifiquement. La vraie douleur réside dans le fait de comprendre que toute l'entreprise de castration que constitue la cellule familiale n'est que le fruit de ce qu'on appelle la culture.

Quel foutoir...

En plus l'hiver il n'y a plus de clochard dans la rue. Qui est ce que je vais battre à mort pour me remonter le moral ?